Très curieux. Je suis très curieux, veux-je dire, mais respectant à la lettre les conventions, la bienséance, les codes et les règles, je me devais de ne pas commencer ce billet par je. C’est fait. Mais nonobstant cet effort de conformisme, je vous prie de noter que j’ai employé le pronom personnel “je” et son petit frère “j’” huit fois depuis le début de ce texte jusqu’à le fin de cette phrase en cours. Une façon de berner la règle !!! C’est méchant, je sais (je encore ! !)
Mais cela me plaît bien, parce que ce jourd’hui est celui de la gentillesse, a-t-on décrété quelque part. Un certain Arnaud de Saint Simon, dont on retiendra qu’il est un pontife du groupe Lagardère et patron de la revue Psychologies Magazine et du site Psychologies.com, se glorifie d’avoir lancé cette journée en 2009. Soit. Et donc ma curiosité m’a poussé à tenter de connaître un peu plus ses objectifs… On peut le lire ici et là si on a le temps (en ce dimanche gris ce doit être faisable, du moins dans la région).
En gros, cette année, il propose aux chefs et dirigeants d’entreprises de s’engager à être « gentils » avec leur personnel, si j’ai bien compris… en gros (On se souvient de la gentillesse de France Télécom, entre autres). Et, en gros, si j’ai bien compris, que pourtant les « restructurations » sont inévitables, en gros, qu’il dit. Donc, si j’ai bien compris, en gros, il faudra qu’ils licencient leur personnel gentiment, hein ! En gros. D’où je déduis, en gros, que le personnel susdit sache que le licenciement est gentiment fait par des patrons gentils et qu’il faudra l’accepter gentiment, en gros, si j’ai bien compris, et aller gentiment pointer chez le gentil Popol qui va s’occuper de lui. En gros. Si j’ai bien compris. En fait c’est moi (je) qui ajoute cette conclusion. Je me suis toujours méfié du contenu et des objectifs de la revue Psychologies Magazine (Groupe Lagardère) et je ne vais pas changer d’avis cette fois encore, ni en gros ni en détail.
Je vais être méchant, mais enfin, vous ne trouvez pas que ces « journées de… » ne servent à rien qu’à donner bonne conscience à certains, à laisser croire aux autres « qu’on fait quelque chose pour… », en fait à masquer de tristes réalités ? Oui, je sais, c’est m échant, mais on ne se refait pas en une journée, non plus !
rony





