Le ministre de la Défense a démissionné… Déjà ? Il traînait une casserole derrière lui. Ah ça ne badine pas en politique, il faut le dire ! D’autant qu’arrivent des élections régionales bientôt. Comment dites-vous ? Non, pas du tout, il s’agit de Monsieur Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre de l’équipe Merkel, la diva germaine et libérale voisine. Il a plagié sa thèse de doctorat paraît-il. Donc démission, voilà. Non, faites attention, le nôtre, de ministre de la défense, n’a plus que de vieux bruits de casseroles derrière lui, ce n’est pas la même chose ! Chez nous aussi vont se dérouler des élections cantonales. Vous en entendez parler vous ?
Grand silence, apparemment. Lisez les journaux, écoutez la radio, regardez la télévision, rien ! Des élections en 2012 ? Ah oui. Tout le monde en parle. Enfin, les « médiatiques » je veux dire. Et les politiques aussi, d’ailleurs.
Tiens, justement, savez-vous qu’un sauveur nous est né. Si, si, tous ces fameux journaleux chroniqueux décrypteux vous le disent en cœur. C’est un droit dans ses bottes, même qu’il en garde une paire à Bordeaux, à la mairie, et une autre au Quai d’Orsay. Étant le meilleur d’entre nous, on lui a confié des bottes de sept lieues, qui vont lui permettre des déplacements rapides pour qu’il ait le temps de gérer à fond les affaires de là-bas et de là-bas… C’est ce qu’on appelle une double casquette, allez savoir pourquoi ! Et des fois qu’il guignerait vers mai 2012, en plus, au cas où, qui sait ?
Ah j’oubliais. Que fait-on de notre argent d’imposés et de taxés ? On se demande, parce que, par exemple, un qui est même pas ministre des affaires étrangères et qui rédige les phrases qu’on entre en gros mots dans un prompteur pour qu’une majesté les lise devant les caméras de télévision, donc celui-là il va en vacances de Noel en Lybie, DANS l’ambassade de France. Mais c’est qui qui paie, comme demanderait mon percepteur ?? Moi en vacances, je vais à l’hôtel ou sous la tente ( ?), et, si on m’invite, c’est dans des appartements privés, non ? Pas vous ?
Et puis, à propos de gros sous, quand un ex-ministre devient (peut-être) conseiller « spécial » du président pour l’aider dans la campagne de 2012, c’est qui qui paie, demanderait à nouveau mon percepteur. Je réponds : sûrement pas nos impôts mais leurs « umpots », normal, non ? Et ça rentrerait dans les comptes de campagne, ou bien non ?
rony


