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Ça suffit !

Bon, ça suffit. On commence à avoir la tête trop pleine. Ça se bouscule, ça vient de partout. La planète, tout à coup est trop petite, on entend tout ce qui se passe chez le voisin, et, sans indiscrétion, tout ce que l’on entend est interpellant, important, crucial. Mais un crâne est un crâne et, fut-il le mieux fait, il ne peut tout emmagasiner. Non. Mais quoi ? Il faut faire des choix, nous dit-on. Mais selon quels critères, hein ? Tout nous bouscule. Regardez bien, l’inquiétude et la souffrance du Japon deviennent les nôtre, qu’on le veuille ou non, les secousses des révolutions arabes (ou guerre ? en Libye ?) nous bousculent ici, au point d’être désorientés et surtout incrédules. SI, si ! Que signifient-elles ces révolutions ? On se le demande parce qu’on se rend compte que les analyser avec notre vision occidentale, et il faut admettre que cette vision est déformante. Alors quoi ? Que fait-on ? Au moins pour les comprendre et non pour chercher à les accaparer, à les baliser, surtout pas. Tiens aussi, 200 000 personnes manifestent contre le nucléaire en Allemagne, 200 000 et plus manifestent contre l’austérité en Angleterre, 200 000 et plus aussi au Portugal… Les tsunamis jettent les gens dehors, les révolutions jettent les gens dehors, les mécontentements et insatisfactions jettent les gens dehors. Alors ? Alors nous, ici, on a des cantonales, dont on nous disait qu’elles étaient des élections mineures, quand on nous en disait quelque chose, d’ailleurs, parce qu’on ne peut pas affirmer que les media aient forcé la dose, avant le premier tour… Puis tout à coup, deux sondages concernant … les présidentielles mettent le feu. Que dis-je, tremblement de terre, tsunami, éruption volcanique, nuage nucléaire, aggravés aussitôt après le premier tour des cantonales. Suivent supputations, remue-ménage, effroi, pertes de repères, improvisations, au secours ! Au secours ! Et tout de suite après le deuxième tour, bien que les cantonales accouchent d’une souris, media et politicaillons continuent à nous chambrer, nous enfumer, se moquer de nous. La moitié du corps électoral convoqué, plus de la moitié de cette moitié ne se déplace pas, et pourtant, il s’agirait d’un sondage grandeur nature, dont les résultats ne donneraient qu’un seul parti vainqueur, que dis-je, un parti qui s’enracine (expression équivoque), la poussée de ce parti (poussée de fièvre ?), etc… etc… Pour une souris ! Voilà, pourquoi le crâne s’expose à l’explosion de trop plein de discours à la con, pendant que partout ailleurs, on meurt, on répare, on a peur, on tente de survivre, on s’exprime dignement dans la rue, on révolutionne. Et nous on se réfugie sur la table, SOS, on a peur d’une souris !

rony

Histoire de nez

Pinnochio... (image prise sur le Net)

Bon allez ! Il fait un grand beau et un grand froid ensemble, dit un ancien du bourg, ce matin. Il a raison, mais n’en reste pas moins le nez dehors… Neuf heures viennent de sonner au clocher de l’église, déjà.

De quoi se demander ce que l’on fait là, le nez face à un écran où s’alignent les mots que nous ne prononçons plus. On se tord le nez pour savoir comment expliquer la disparition de la convivialité, alors que tout simplement, plus ça va, plus nous utilisons des mots-silences. Ceux que l’on ne dit pas, certes, mais que l’on n’écrit même plus puisque c’est le machin qui s’en charge, sous la pression maladroite des deux doigts potelés et mollassons qui servent de courroie de transmission à un cerveau ramolli.

Si le nez de Cléopâtre… c’était une grande question philosophique. Aujourd’hui, la question est : « Ai-je un bouton sur le nez ? » Humm ? Si oui, qu’en dira-t-on ? Autrefois, on affirmait son nez : «C’est un roc!… C’est un pic !… C’est un cap !… Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule !” Aujourd’hui on fait un drôle de nez s’il ne respecte pas les canons esthétiques ! (Il en va de même pour les seins et les fesses, d’ailleurs, et les barres abdominales, et les pectoraux… et la tête… alouette). Mais on ne fourre pas son nez dans les bouquins, TF1 suffit !

Sans compter que si nos politiciens experts démagogues oligarques avaient un nez à la Pinocchio, on aurait de quoi scier suffisamment de bois pour nous réchauffer et nous éclairer pendant plusieurs siècles, sans avoir recours à l’énergie nucléaire ni carbone ! Si un Geppetto trouve le moyen de réaliser cette transformation de leurs appendices nasaux, on pourra dire qu’il a eu le bon nez.  A propos, vérifiez tout de même si le “panache” qui va “passer” au-dessus du pays ne chatouille pas vos narines

C’est le Printemps, le mois des parfums, non ? Attention aux allergies… certaines rougissent les yeux et les nez autant qu’un rhume. En parlant d’allergies certains disent que le résultat des cantonales sent mauvais ? Ou ne serait-ce qu’une mise en scène pour cacher autre chose ? Que sont devenues les fleurs ?… demande la chanson.

rony

Printemps relatif

Bientôt…

Ah bon ? C’est le Printemps ? Attends, je vérifie, je me penche à la fenêtre… Oui, le ciel est bleu, le soleil brille, fait un peu frisquet, des arbustes flamboient d’un jaune éclatant, il y a des bourgeons qui vont bourgeonner par ci par là. Oui, c’est comme hier en somme.

Par contre c’est la fin du Printemps des Poètes. Il n’y a plus de poètes ma bonne dame, la preuve mon discret appel a à peine été entendu. Il faut dire  que je ne crie plus bien fort, à mon âge !

Je me demande si c’est aussi  le Printemps, de l’autre côté de la Méditerranée, là où les oiseaux sont noirs et explosifs et les tyrans sont tueurs.

Je me demande que sera le Printemps au Pays du Soleil Levant, sous les eaux du tsunami, dans les décombres du tremblement de terre, quand le nuage nucléaire sera levé…

C’est le Printemps, rien ne change, tout change…

rony

 

Quartier de lune…

le soir du 08 février...

Tellement surpris d’avoir pu faire cette photographie dans un ciel sans nuage à cette époque, que je l’offre avec plaisir, malgré son peu d’originalité.